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Une étude le confirme : la part des logements à rénover a presque doublé en 16 ans

Selon Immoweb, 18,2 % des maisons mises en vente en 2026 sont à rénover, contre 10,1 % en 2010. Cette hausse est particulièrement marquée en Wallonie (de 9,0 % à 19,4 %) et à Bruxelles (de 12,5 % à 20,6 %). En Flandre, la part passe de 10,7 % à 17,3 %, soit plus d’un logement sur six. Ces chiffres ressortent de l’analyse publiée par Immoweb sur l’évolution de l’état des logements mis en vente entre 2010 et 2026 et sur les prix médians selon l’état du bien.

Près d’une maison sur cinq à rénover

La part totale des maisons à rénover est passée de 10,1 % à 18,2 % entre 2010 et 2026, soit une hausse de 8,1 points de pourcentage. Un pic de 18,6 % a été atteint en 2024.

La part des maisons nécessitant uniquement un rafraîchissement a augmenté plus modestement au cours de la même période, passant de 9,8 % à 11,8 %. Dans le même temps, la part des maisons en excellent état a reculé de 29,5 % à 25,3 %.

Cette évolution est observée dans les trois Régions, mais avec une intensité variable. La Wallonie a enregistré la plus forte hausse, de 10,4 points de pourcentage, pour atteindre 19,4 %. Bruxelles affiche la part la plus élevée de maisons à rénover, avec 20,6 %, tandis que la Flandre atteint 17,3 %.

On observe également des différences régionales pour les logements à rafraîchir. Ils représentent 14,8 % de l’offre en Wallonie et 14,6 % à Bruxelles, contre 9,9 % en Flandre.

En considérant ensemble les maisons à rénover et celles à rafraîchir, on constate qu’environ une maison sur trois mise en vente à Bruxelles et en Wallonie nécessite des travaux.

« Avec le durcissement des exigences en matière de performance énergétique, de nombreux logements anciens nécessitent aujourd’hui des travaux importants pour être conformes aux normes. Certains vendeurs préfèrent vendre leur maison en l’état et accepter une baisse de prix », explique Jonathan Frisch, économiste en chef chez Immoweb.

Les appartements restent plus souvent en bon état

L’évolution est beaucoup moins marquée pour les appartements. En 2026, seuls 3,5 % des appartements sont à rénover, contre 3,0 % en 2010. La part des appartements à rafraîchir a légèrement augmenté, passant de 4,7 % à 5,9 %.

Il est frappant de constater que 45 % des appartements mis en vente sont en excellent état, contre 41,9 % en 2010. Cette part a même atteint un pic de 56,2 % en 2020.

Là encore, Bruxelles se distingue. Dans la capitale, 6,7 % des appartements sont à rénover et 8,2 % à rafraîchir. En Flandre, la part des appartements à rénover reste pratiquement inchangée par rapport à 2010, à 2,5 %. La Wallonie affiche 2,4 %, mais présente la part la plus élevée d’appartements en excellent état, à 55,4 %.

Moins de biens récemment rénovés

Après un pic en 2014 et 2015, la part des logements récemment rénovés repart à la baisse. En 2026, elle s’élève à 6,0 % pour les maisons, contre 8,8 % en 2010. Pour les appartements, elle atteint 7,1 %, contre 8,6 % seize ans plus tôt.

De grandes différences entre les provinces

À l’échelle provinciale, la part des maisons à rénover varie de 15,2 % en Flandre-Occidentale à 21,9 % dans le Hainaut.

Après le Hainaut viennent Bruxelles (20,6 %), le Luxembourg (20,5 %) et le Limbourg (19,6 %). Les hausses les plus importantes depuis 2010 ont été enregistrées dans le Hainaut (+11,8 points de pourcentage), au Luxembourg (+11,7) et à Namur (+10,5). La Flandre-Occidentale a connu une hausse plus modérée de 5,7 points de pourcentage.

Liège se distingue quant à elle pour les maisons à rafraîchir. Avec 17,3 %, la province affiche la part la plus élevée du pays, contre 9,5 % en 2010.

Pour les appartements, Bruxelles reste une exception, avec 6,7 % de biens à rénover. Dans les autres provinces, cette part varie de 1,2 % au Luxembourg à 3,0 % à Namur.

La rénovation fait fortement baisser le prix demandé

L’état d’un logement a une influence nette sur le prix demandé. À Bruxelles, une maison à rénover est proposée en moyenne 27 % moins cher qu’une maison en excellent état. L’écart atteint 30 % en Flandre et même 35 % en Wallonie.

En Wallonie, le prix médian passe ainsi de 284 177 euros pour une maison en excellent état à 184 693 euros pour un logement à rénover.

Par rapport à une maison en bon état, la catégorie la plus courante avec 38,7 % de l’offre, l’écart de prix est plus faible. Les maisons à rénover sont alors proposées 15 % moins cher à Bruxelles, 22 % en Flandre et 27 % en Wallonie.

Pour les maisons nécessitant uniquement un rafraîchissement, le prix demandé est inférieur de 21 % à 23 % à celui des logements en excellent état.

L’état joue également un rôle important pour les appartements. À Bruxelles et en Flandre, les appartements à rénover sont proposés 24 % moins cher que ceux en excellent état. En Wallonie, l’écart atteint 28 %.

« L’état du logement est un facteur important : plus les travaux nécessaires sont lourds, plus le prix est bas. En Wallonie, la baisse peut dépasser un tiers pour une maison à rénover », conclut Jonathan Frisch.

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